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L'ennemi juvénile

Photo du rédacteur: William Beville
William Beville
il y a 10 heures
6 min de lecture

"Toute institution fondée sur un faux principe périt par ce même principe."

François-René de Chateaubriand


Le lycéen est un con par définition, puisqu’il n’a que peu vécu, peu aimé, peu souffert, peu appris. Le regretté professeur Choron le faisait déjà remarquer dans les années 80, quand il reprochait à Michel Polac d’inviter dans l’émission Droit de réponse quelques-uns de ces « petits merdeux qui n’ont rien à dire ».


Les manifestations lycéennes de ces derniers jours nous en ont encore donné une preuve éclatante, en nous confirmant hélas que le niveau intellectuel des jeunes, et plus généralement leurs qualités humaines, ont dégringolé à des niveaux terrifiants. La France entière a constaté, effarée, ce que pouvait produire de ravages l’ineptie juvénile, alimentée et amplifiée par les téléphones portables et les réseaux sociaux, dans une société ayant cessé de former des hommes adultes et structurés.


Exprimer son ras-le-bol vis-à-vis des absences répétées des professeurs, sans comprendre que la cause de celles-ci réside précisément dans l’attitude des élèves, constitue le signe irréfutable de cette imbécilité. Plus fort, exprimer sa colère en dégradant les établissements (quand on se plaint de leur vétusté) et en agressant les enseignants (pour les encourager à rester en poste) est la démonstration que cette génération est terminalement demeurée, si on avait encore besoin de preuves...


Il ne faut pas leur en vouloir, ils sont le fruit d’un système qui a méthodiquement programmé cette médiocrité de masse et qui prend aujourd’hui l’eau de tous les côtés à force d’avoir ignoré les principes élémentaires de l’instruction. Les professeurs, artisans zélés de cette entreprise de crétinisation, se sont encore une fois illustrés par leur incurable gauchisme ; on les a vu exprimer leur soutien aux revendications des élèves, les accompagnant parfois dans la rue, s’interposant entre ceux-ci et les forces de l’ordre, dénonçant les « violences policières »…


On assiste en réalité à une ronde névrotique calamiteuse, dans laquelle bourreaux et victimes se donnent la main, chacun étant acteur de son propre malheur et dans l’incapacité de désigner les véritables sources du problème, par aveuglement idéologique. Les professeurs stimulent les comportements insurrectionnels alors qu’ils sont, à longueur d’année, empêchés de faire leur métier du fait même de cette disposition psychologique chez les élèves. Ils prétendent comprendre les revendications lycéennes alors qu’ils savent pertinemment que le problème fondamental n’a rien à voir avec les effectifs par classe ou la soi-disant surcharge de l’emploi du temps (blague).


En réalité, le laxisme général a produit une jeunesse incontrôlable qui échappe désormais à un système éducatif discrédité par des décennies de démagogie pédagogiste. A ce phénomène s’ajoute l’immigration de masse en provenance d’Afrique qui a détruit l’école française, en la pourrissant par la violence et le communautarisme, mais qu’aucun professeur ou presque, ne dénonce par pure trouille (la corporation des enseignants étant particulièrement lâche).  


« Il est dans la nature de l’homme d'opprimer ceux qui cèdent et de respecter ceux qui résistent. » Thucydide 


Vu sur les réseaux, une scène hallucinante d’un proviseur se livrant à une « battle d’aura » avec un élève sous les yeux d’une foule de lycéens bigarrés, certains brandissant le drapeau palestinien. Quelques jours plus tard, ce même proviseur porte plainte après avoir été « bousculé » par un « groupe de jeunes »… Illustration lamentable de la déliquescence morale des élites : l’autorité s’avilissant dans l’espoir de se rendre sympathique ; et ne récoltant logiquement que le mépris et l’irrespect.


Ces manifestations lycéennes ont donc logiquement dégénéré en émeute et laissé place à des scènes qui se répètent aujourd’hui quasiment à chaque manifestation publique : incendies, vandalisme, saccages, agressions de professeurs, de proviseurs, de passants, dégradations de biens publics et pillages de commerce menés par des « éléments extérieures », dont on sait pertinemment qu’il s’agit de racailles africaines et magrébines, que l’on retrouve partout où le chaos se présente, brandissant des drapeaux algériens, palestiniens, marocains et profitant du désordre pour se livrer à des exactions gratuites, dans l’inaction scandaleuse de la police.


Le lycéen, comme le gamin mal élevé qu’il est aujourd’hui le plus souvent, interprète cette passivité comme un feu vert. Pareil aux enfants, il teste, provoque, défie, flirte avec la limite pour mesurer le degré d’autorité face à lui. Quand la réaction est absente ou molle, c’est la surenchère. Celui qui refuse de punir finit par être puni en retour, d’une manière ou d’une autre. A Paris, une proviseure de lycée est projetée au sol, victime de jets d’œufs ; un autre est aspergé d’essence ; à Aubagne, un élève pénètre dans son lycée armé d’un fusil de chasse et tire sur une professeure…La liste est interminable de ces accès de violence sans limite tournés vers le « personnel éducatif », escaladant parfois jusqu’au meurtre.


L’école transformée en zone de guerre pendant que de mornes responsables politiques exhortent mollement à l’apaisement, au calme et au respect des professeurs, tout en concédant que les revendications sont « légitimes ». Au fond, les jeunes se révoltent car ils ont le sentiment d’être pris pour des cons par des adultes faibles, qui ne jouent plus leur rôle dans l’éducation et l’encadrement de leurs enfants.  


Soumission et ignominie


Seulement à partir d’un certain niveau de laisser-aller, la quantité se transforme en qualité. Les scènes révoltantes qui ont émaillé ces manifestations sont la preuve que ce laxisme a franchi un point de non-retour et que, d’un problème de discipline, nous sommes passés à une sauvagerie destructrice portant à croire que nous avons affaire à des ennemis de l’intérieur qu’il convient de neutraliser au plus vite.


Ainsi, une bande d’adolescents s’est filmé à l’intérieur d’une église de village, se livrant à des singeries obscènes au son d’un morceau de rap abject à la gloire des terroristes du Bataclan et de Mohamed Merah. La France ahurie a vu ces deux petites vendéennes de 13/14 ans hurler « qui peut m’arrêter à part Allah ? »  avant de profaner l’autel.


La soumission des petits blancs à la sous-culture délinquante islamique s’est manifestée aux yeux de tous, et l’on sait dorénavant que l’assimilation à l’envers a produit des monstres de trahison parmi les Français de souche, jusque dans les campagnes les plus reculées. Quand on tolère le voile, les menus hallal, les ajustements d’emploi du temps durant le ramadan et toutes les exigences d’une religion qui ne s’impose que par l’intimidation, le chantage et la violence, on aboutit logiquement à une islamisation des mentalités et des comportements chez les jeunes autochtones européens, habitués à courber l’échine par des parents et des professeurs indignes. Les « wesh », « wallah » et autres éléments de langages racaillesques adoptés par une majorité de jeunes français (y compris les enfants de la bourgeoisie ) n’étaient que le signe avant-coureur d’une félonie de masse dont nous voyons mesurons aujourd'hui le péril.


Quiconque s’est frotté au monde de l’enseignement (public ou privé) a observé ce phénomène d’acculturation, parmi les autres aberrations dysfonctionnelles qui font de cette institution un véritable laboratoire de la désintégration sociale. On a vu par exemple une féminisation massive de l’enseignement secondaire au cours des dernières décennies, qui est d’ailleurs concomitante de l’effondrement de la discipline et du niveau des élèves…Le système scolaire n’a donc pas eu d’idée plus vicieuse que de mettre devant des élèves hostiles musulmans, connus pour leur infini respect des femmes, des petites gauchistes fragiles en robe à fleur, fraîchement sorties de leur fac de sciences humaines ; et qui finiront par passer le tiers de leur année scolaire en arrêt maladie pour dépression ou burn out. Et oui Géraldine, ton mémoire de L3 sur les femmes invisibilisées dans la Corse rurale du XIXe siècle, écrit avec l’IA, ne pouvait pas te préparer à encaisser les « j’men bas les couilles de ton exercice wallah », « nique ta mère sale gwer », voire les « on va te faire une Samuel Paty grosse pute ». Les mauvais esprits y verront le signe d’une justice immanente…


Cette institution est fondée sur un faux principe, et périra par ce même principe, selon le mot de Chateaubriand. Les décideurs irresponsables de ce pays ont cru pouvoir relativiser l’importance des différences culturelles, ethniques, religieuses, familiales au nom d’un universalisme abstrait et d’un égalitarisme fanatique ; et voici que ces données anthropologiques fondamentales ressurgissent avec violence et leur explose au visage. Nul n’est censé ignorer le réel. Le système éducatif a lui-même ouvert la voie à la barbarie quand son rôle était précisément de façonner des individus structurés censés être les remparts à cette barbarie.


Nous ne reviendrons pas à l’école des années 50 et nous ne deviendrons pas des Singapouriens du jour au lendemain. Les solutions à imposer sont tellement drastiques qu’il est inenvisageable d’imaginer pouvoir les appliquer dans une France encore vérolée par les idées de gauche. Nul autre choix que de laisser ce système mourir sous le poids de ses contradictions, en ayant une pensée pour les générations d’élèves sacrifiées sur l’autel d’une idéologie dont il faudra bien, un jour, faire le procès ; et juger ses instigateurs criminels.


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